mardi 7 janvier 2014

L'Odyssée du lion: le troisième jour, ou comment le lion fit de ses observations une terrible conclusion

Au troisième jour, le lion
De son invisibilité, déambula
Les avenues glaciales de son ascension
Et en lui eut lieu tous les débats

D'abord, il n'y a point de bien
Et point de mal; seulement la réalité
Ne les cherchez pas, car en vain
Sur une impossibilité, vous chuterez

Ensuite, tout ce produit pour une raison
Mais ne cherchez point de raison à l'action
Telle la beauté, elle est inexplicable 
Et d'admettre le contraire serait l'irréparable

Et, parlant de la beauté, elle est en toutes choses
Elle ne connaît aucune valeur préétablie
Et en elle règne la subjectivité; gloire à celui qui ose
Tenir les rênes rebelles de son interne poésie !

Certes, le lion comprit énormément en disparaissant
Le monde n'était peut-être pas prêt pour lui
Mais qu'en a-t-il à faire lorsqu'en lui brûle la vie ?
Et qu'elle ne connaisse la satiété, l'aveugle épanouissement ?

Le lion comprit aussi qu'il devra bientôt rugir
À ses pieds, la patrie qu'il tente d'atteindre, d'unir
Et qu'il tantôt cherchait tant à fuir
Devra, sous son poids, fléchir 
Ou alors mourir


Alors le lion comprit que la première bataille se mènera au cœur même de sa patrie

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