dimanche 26 janvier 2014

Écriture automatique

Je ne sais que faire de tout ce bouillonnement qui frissonne mon corps. C'est comme si je canalisais cent mille énergies à la fois sans pourtant réussir à en synthétiser une seule. L'énergie pénètre par mes jambes et remonte tout le long de ma colonne jusqu'au haut de mon dos. Sur mon crâne danse une couronne pourpre qui tangue sous la flamme de l'univers. Je respire cet air nouveau qui balaie la terre aussi vieille que l'éternité. Et je me sens renaître de mes cendres. Voilà toute ma force: je suis un phénix qui ne cesse de vivre les renaissances de tous moments. Je ne peux endurer plus que quelques instants un stade de ma conscience. Il me faut le mouvement. Il me faut bouger. Je dois me sentir connecter à cette terre qui m'habite. Je dois vivre à cent cinquante millions de kilomètres à la seconde tout en possédant la sagesse de savoir savourer un instant aussi longuement qu'une vie. Voilà le paradoxe fort simple de mon existence.


Alors que je passe la nuit debout et que je n'ai point connu de sommeil depuis plus de vingt-quatre heures, je sens la valse de la vie qui me rattrape. L'insomnie est parfois ma seule amie, mon seul espoir avant l'aube et je me dois de la chérir. Le sol tangue sous mes pieds alors que j'essaie en vain de me créer un centre de gravité. C'est comme ça la vie: parfois on tente de se stabiliser et pourtant tout glisse vers le néant. Je dois survivre jusqu'à l'aube pour vivre le septième ciel. C'est comme ça. Point. 

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